Une nouvelle étude expérimentale menée par des chercheurs français confirme le lien entre travail de nuit et risque accru de cancer du sein. La perturbation chronique du rythme circadien contribuerait également à rendre les tumeurs plus agressives, avec le développement de métastases.

Sommaire

  1. Une plus grande dissémination des cellules cancéreuses
  2. Le cancer du sein, pas reconnu comme maladie professionnelle

Les

facteurs de risque du cancer du sein, cancer féminin le plus fréquent, sont nombreux : âge, surpoids, consommation de tabac et d’alcool, antécédents familiaux… mais aussi rythme de vie. Dans une étude parue le 24 juin dans la revue Nature Communications, des chercheurs de l’Université Paris-Saclay, de l’Inserm et de l’INRAE montrent que le fait de travailler de nuit peut augmenter le risque de cancer du sein mais également de métastases.

Une plus grande dissémination des cellules cancéreusesCe lien a déjà été mis en évidence par des études épidémiologiques, que vient confirmer cette étude expérimentale. Pour ce faire, l’équipe a observé le comportement de souris qui développaient naturellement des tumeurs mammaires. Pendant dix semaines, elles ont été soumises à un décalage horaire continu, “reproduisant expérimentalement un rythme de travail décalé (alternance de travail de jour et de nuit ou à cheval sur des périodes diurnes et nocturnes)”, explique le communiqué de l’Inserm. Le rythme circadien est un cycle de 24 heures correspondant à “l’alternance entre la veille, période de la journée pendant laquelle on est éveillé et le sommeil, celle pendant laquelle on dort”.Verdict : “le dérèglement circadien avait bien un impact significatif sur le développement des tumeurs mammaires”. Non seulement le risque était accru, mais en plus les tumeurs étaient plus agressives, avec la formation de métastases. “Cette étude révèle que ces perturbations chroniques du rythme circadien rendent le système immunitaire plus permissif à la dissémination des cellules cancéreuses en modifiant le micro-environnement tumoral”, notent les chercheurs.Le cancer du sein, pas reconnu comme maladie professionnelle“Ces résultats expérimentaux renforcent les résultats d’études épidémiologiques montrant que les femmes pré-ménopausées exposées par leur travail à des rythmes décalés sur de longues périodes seraient particulièrement exposées à des cancers du sein plus agressifs”, conclut le communiqué. Dans une

étude parue en 2018, l’Inserm affirmait déjà qu’ “afin de limiter les effets du travail à horaires de nuit sur la santé, une attention particulière doit être portée sur les modes d’organisation du travail, en limitant le nombre de nuits travaillées ou en évitant des changements d’horaires fréquents”. Malgré les preuves existantes, le cancer du sein n’est pas reconnu comme une maladie professionnelle en France.Click Here: Cheap France Rugby Jersey

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